Un regard, un geste, un son, une sensation transmettent à notre cerveau des impulsions qui se transforment en perceptions, idées, concepts, rêves, courant de pensées, expressions. Au fil des années ces données nous façonnent, nous construisent et permettent de vivres diverses formes d'expériences. Certaines marquantes font évoluer le vocabulaire et c'est ainsi que l'on trouve de nouveaux mots dans les dictionnaires. D'autres étant à priori moins importantes pour la société laissent stagner les choses et c'est ainsi que se perpétue par exemple une expression bien tenace,"la main dans le chapeau ; hand cap" origine du mot handicap. Même si autour se joignent de nouveaux mots comme en situation de ou souffrant de, le mot handicap ne varie pas et à ainsi défini et nommé une importante partie de la population qui partage le sol de notre planète Terre.
Le clown est un fabuleux personnage parce qu’il nous permet, de nous dévoiler dans notre authenticité, tel que nous sommes, simplement.
Découvrir que chacun de nous ressent les mêmes choses, vie les mêmes sentiments est à la fois magnifique et rassurant. Dans une société où le sentiment est trop souvent caché et preuve de nos faiblesses, l’expression clownesque est là pour prouver le contraire. Quand on est clown, on montre ses faiblesses, ses ratés, ses rires, ses joies, ses révoltes, ses colères, sa poésie, ses hésitations, ses forces, sa timidité, ses rêves, ses déceptions… on se montre, on donne aux autres, comme autant de petits cadeaux de la vie, ce que l’on est.
C’est à travers ce don aux autres que le clown se nourrit. Le clown c’est tout cela, ressentir les choses, ressentir son état et le donner aux autres, simplement. C’est pour cela que cette expression est également source de développement personnel puisqu’elle permet de s’affirmer tel que l’on est dans son individualité. Expression de communication également, nous sommes toujours surpris de constater combien les gens font rapidement connaissance lors des stages que nous organisons. Les masques tombent derrière celui du nez rouge et les cœurs s’ouvrent ! C’est beau et attendrissant.
Philippe Brunet.
www.clownpourderire.com
Ce qui caractérise ces techniques, c’est notamment le fait qu’elles s’adressent à des individus dans leur globalité. Elles permettent un travail sur la qualité du mouvement et de la présence au monde, en régularisant le tonus musculaire et en le rendant flexible. Elles répondent au besoin de travailler le corps pour qu’il puisse répondre aux attentes de l’esprit et de l’imagination, pour réduire le fossé entre imagination et réalisation motrice, entre corps et esprit, de façon à acquérir une aisance dans le mouvement. Ces approches permettent trois types de rapport au corps : sensitivo-sensoriel/ basé sur l’analyse, la représentation et la visualisation/ intuitif, avec la notion de « mouvement juste ».
Avec l’approche sensitivo-sensorielle (que propose notamment la méthode appelée « eutonie »), l’accent est porté sur la sensorialité, afin de développer une tonicité harmonieuse et juste. Le corps est ressenti de l’intérieur, les espaces corporels sont à investir par la perception et à intégrer à la conscience et au mouvement vécu. Les sensations sont travaillées au repos et dans le mouvement, afin de rendre le corps plus conscient, plus vivant. Gerda Alexander explique que « ce qui fait d’un danseur un artiste, c’est non pas la flexibilité musculaire seule, qu’un gymnaste peut présenter également, mais son corps vivant, vécu dans toutes ses parties en unité ». Le travail sur le tonus se fait donc en toute conscience, pour redonner l’état de présence à chaque partie du corps. « L’individu doit jouer librement sur son clavier tonique, ce qui élargit sa capacité d’insertion et de présence dans les situations assurément diverses qu’il rencontre ». A chaque nouvelle zone intégrée, la présence se fait plus riche et plus subtile. Pour Gerda Alexander, ce travail de présence est aussi relation ; il s’agit de développer la présence et la conscience dans la communication.
La deuxième approche, basée sur l’analyse, la représentation et la visualisation (comme c’est le cas de la kinésiologie), permet d’analyser et de comprendre les mécanismes du mouvement, notamment par l’étude de l’anatomie fonctionnelle, pour une représentation juste. L’image mentale est appliquée au corps, ce qui permet sa maîtrise raisonnée. L’individu prend ainsi conscience de ses mécanismes de fonctionnement et de ses zones endormies. Cette approche permet de réveiller le corps, les réflexes, la coordination.
Enfin, la troisième approche est intuitive (technique M.Alexander), comme c’est le cas dans les arts martiaux. C’est une technique qui fait appel au « mouvement juste », visant à l’union corps-esprit. Le sujet prend conscience du mouvement intérieur et extérieur ; « par cette double conscience, (le danseur) ne se précipite pas dans le mouvement, il est pleinement dedans. Il crée ainsi entre lui et le mouvement une distance dans laquelle le spectateur peut entrer. » (Elizabeth Molle, danseuse). Un des aspects caractéristique de cette approche est la répétitivité, jusqu’à ressentir la justesse, la fluidité du geste, et ainsi sentir quand il est bien réalisé. Un maître de karaté explique que « ce n’est pas la multiplicité des techniques qui est importante, c’est comprendre ce que l’on met dans un geste » : c’est-à-dire le niveau de conscience et de présence lors de la réalisation du mouvement, la coordination entre le geste et la concentration. Dans ce cas-là, le placement du corps et la vigilance sont optimaux.
Ces trois types d’investigation du corps ont pour objectif de permettre une présence accrue au corps et au monde, par un apprentissage et une compréhension passant par la corporéité.
Marie Bertaina Sowa-rigpa overblog.com
Un instituteur lassé de corriger des dictées au sein desquelles les fautes restent toujours aussi nombreuses à eu la géniale idée de ne plus faire de dictée, mais de faire des fautes quand il écrit au tableau. Du coup ce sont les élèves qui relèvent ses fautes et là ça marche beaucoup mieux.
Eh oui, je suis un éducateur qui ne sait pas compter jusque 10 sans se tromper mille fois, qui est prêt à mettre de la moutarde dans du chocolat chaud ou, du soupline dans le lave vaisselle.
Et quand il doit trouver un chemin, aie aie aie aie. Vous devez certainement vous dire, que ca ne sert à rien de perdre son temps avec un éduc aussi givré. Et
pourtant toutes les erreurs volontaires, parfois involontaires aussi, sont les meilleures entrées en matière que j'ai trouvées pour entrer en relations avec bon nombre de personnes quelque soient
leurs âges.
Lorsqu'un enfant ou une personne souffrant de solitude, ou de troubles du comportement se sent obligée de me guider de m'aider, parce que je pourrais faire n'importe quoi (je ne reste
que dans l'intention) elle se sent utile et du coup valorisée, parce que enfin, elle a pu se sentir supérieure à un éducateur et c'est énooorrme !!!!!
Même si ce n'est pas toujours facile, parce que l'amour propre met la pression, je n'ai pas envie d'être au dessus, de me situer dans des relations à sens unique, au sein desquelles je suis
le seul qui sait.
Télomé Rase
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