Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 15:39


Le clown est un être comme tous les autres, qui a les mêmes préoccupations, les mêmes soucis, les mêmes difficultés, toutefois il voyage. Dans le monde bien sûr, mais également dans les mondes intérieurs où se trouvent les fines limites du sensible. Dans les mondes parallèles de l'autrement capable. Dans les châteaux en Espagne des personnes qui vivent au sein d'une autre réalité. Un mot que l'on croit parfois bien posé et c'est la cerise qui loupe le sommet du gâteau. Une erreur que l'on voit humiliante pour son égo se révèle être un chef d'oeuvre de clownerie. Albert Einstein a dit: "La pensée humaine crée des problèmes que le même type de pensée n'est pas en mesure de résoudre".

C'est à force de chuter, de se tromper, d'être loin du parfait que le clown progresse. Il apporte ce décalage qui surprend, fait du bien, qui fait rire, qui nourrit positivement l'esprit. On croit souvent qu'il faut être parfait avant de commencer un projet, une action. L'expérience de clown que je vis au jour le jour m'a amené vers le contraire. C'est lorsque l'on est imparfait que l'on touche le plus le coeur des enfants comme des adultes. C'est en se mettant plus bas qu'eux, qu'ils se sentent valorisés, reconnus et investis de la mission de remettre le clown sur le droit chemin. C'est lors de ces moments-là que la magie commence et que les relations humaines sont les plus belles. 

Osons apporter les idées que personne n'imagine. Aimons nous aventurer sur des chemins où l'on ne nous attend pas.  Notre société tourne en rond parce que l'on s'est trop souvent contenté d'apporter les mêmes réponses aux mêmes questions. La dépression, le stress gagnent du terrain et l'enthousiasme, la créativité en perdent. La crise nous met chaque jour face à un bras de fer entre ces différents états d'âme. Il n'est pas facile de gagner la partie et d'en sortir heureux. Mais faut-il avoir comme but de toujours la gagner ? 
Le bonheur 24h/24h n'existe pas. C'est une illusion. Pleurons, accueillons notre souffrance au lieu de la refouler. Le clown pleure beaucoup et voyage beaucoup dans la souffrance. Mais après l'orage, après la pluie de l'âme vient la légèreté du coeur. L'émerveillement devant ce qui est minime, simplisme, humain, proche de nous et là; on se retrouve tous, habitants de la planète Terre dans une réalité abordable. Un réel où chacune et chacun à sa place. Où la différence n'est plus considérée comme une menace. 
Entrons aujourd'hui, demain... lorsque le coeur nous pousse à y entrer dans l'école de la vie où la fragilité, le raté, l'ennui, le refus, sont aussi les éléments du puzzle qui construit notre vie. C'est tout cela qui constitue ma meilleure école de clown. 

Télomé-rase
jeanpaulrase@gmail.com
http://psy-chi-art-rire.over-blog.com/


Par Télomé Rase
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 10:27
    Assister aux derniers échanges amoureux d'un couple en soins palliatifs.
Assister à ces quelques minutes magiques dans un métro de Paris ou une jeune fille 
d'une rarissime beauté naturelle invite un vieux monsieur à admirer et respirer l'odeur 
des roses qu'elle vient de recevoir. C'est percevoir qu'il n'existe pas que des gens tristes 
dans le métro et que par ailleurs les dernières minutes d'une vie peuvent êtres encore remplies d'envies
  Et si l'amour la sexualité l'intimité, se re-visitaient et recommençaient à nous faire vibrer par la magie de moments de vies inédits, unique qui nous emmène vers une dimension autre.  Si loin de celle offerte par les publicités, la prostitution, la pornographie, le fast love...
  
De par le nombre de divorces dans notre société occidentale, l'amour semble nous poser problèmes et est entrain de devenir une valeur descendante. N'est il pas temps le temps de s'interroger, de se remettre en question, d'arrêter de jouer à l'autruche, de se nourrir d'idées bateaux ?
  La législation au coeur des pays voisins de la France autorise l'assistance sexuelle; service proposé aux personnes en situation de handicap. Cela surprend, peut choquer indigner. Et puis la plupart des personnes ou des lecteurs de cet article vont se dire "cela concerne le handicap, ça ne me concerne pas".
Et pourtant.  N'est ce pas une nouvelle voie qui invite à regarder différemment l'humain, la différence, la fragilité, mais aussi   ses fragilités, ses incapacités, ses erreurs.
A ttention portée vers la personne en situation de handicap. 
S ensibilité venant du coeur.
S érieux dans la prise en compte de la démarche.
I dentité de la personne. Elle n'est pas le numéro ou le pion d'un groupe.
S exuée, respectée en tant que Femme, en tant qu'Homme malgré la situation d'handicap
T emporalité autre. L'amour n'est pas une course à la performance
A pprentissage ou tout ce qui est fragile est à apprendre et à reconstruire chaque jour
N ormalité, car le silence du corps et des émotions ne sont pas une normalité   
C onnaissance de soi, de son corps, de l'autre, de sa sensibilité
E stime de soi, de son existence 
S ensorialité d'un corps tout entier
E xpression du désir qui vit en chacun(es)
X-Ray, ce qui se vit à l'extérieur se vit aussi à l'intérieur
U niques instants d'un coeur à coeur d'un corps à corps 
E xtase suite logique d'un
L anguage d'amour, de respect, de partage provenant du coeur
L égitimité d'un droit à reconnaître. Le handicap n'empêche pas l'amour
E xpérience de vie au coeur de l'intimité.
       Lors de la journée et semaine de la Saint Valentin, essayez de faire ce test ou jeu de rôle. 
  Asseyez vous sur une chaise pieds et mains liés et regarder votre partenaire   ou d'autres couples s'embrasser, accomplir leurs devoirs conjugaux au mieux.  Et rester là sur votre chaise sans avoir droit à une attention,
un geste affectif, une caresse, un baiser,....
Combien de temps tiendrez vous ? 
  Imaginez alors que de personnes en situation de handicap toutefois capable d'envies vivent des années, parfois toute une existence sans vie affective et sexuelle parce qu'elles n'ont pas le choix ni la possibilité de faire autrement. L'idée de cet article n'est surtout pas de culpabiliser mais d'inviter à réfléchir en cette saint Valentin sur: 
- son bonheur à soi, sa vie affective, son couple, le temps qu'on y consacre et l'énergie que l'on y met pour qu'il fonctionne au mieux,
- les plaisirs de la vie que l'on s'autorise et qui deviennent parfois si banaux qu'on ne les apprécient même plus
la légitimité et la reconnaissance d'un droit à l' assistance sexuelle pour les personnes handicapées. Sujet qui reste encore tabou en France. 
  Oui Madame la Ministre de la Santé, aider des personnes à vivre leur amour, leur affections n'est pas contrairement à ce que vous croyez une profession dédaignable.  Car apprendre à des personnes à connaitre estimer, valoriser leur corps est éducatif. Aider des personnes à se sentir exister, reconnues en tant que Femme et Homme demeure grand et beau. Bien sur cela doit être débattu et légiféré. Tant de dérives sont possibles. 
 
 Mais alors que l'on respecte des expéditeurs et alpinistes qui avancent sur des cimes enneigées très étroites, ne pourraient t'on pas respecter des personnes qui avancent sur les cimes fragiles et étroites de l'humain en y mettant tout
leur coeur et leur énergie.
    
                                                                                                              Télomé Rase 7 février 2011
Par Télomé Rase - Publié dans : Voyages intérieurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 23:53

   Un regard, un geste, un son, une sensation transmettent à notre cerveau des impulsions qui se transforment en perceptions, idées, concepts, rêves, courant de pensées, expressions. Au fil des années ces données nous façonnent, nous construisent et permettent de vivres diverses formes d'expériences. Certaines marquantes font évoluer le vocabulaire et c'est ainsi que l'on trouve de nouveaux mots dans les dictionnaires. D'autres étant à priori moins importantes pour la société laissent stagner les choses et c'est ainsi que se perpétue par exemple une expression bien tenace,"la main dans le chapeau ; hand cap" origine du mot handicap.  Même si autour se joignent de nouveaux mots comme en situation de ou souffrant de, le mot handicap ne varie pas et à ainsi défini et nommé une importante partie de la population qui partage le sol de notre planète Terre.  

   Cet Anglicisme conservé,  à donné lieu à différents points de vue. Mais ceux-ci malgré l'avancée de la société en matière de connaissance sont restés en général peu valorisants. Car parler de handicap à notre époque crée encore de la gène, du mal-être, de la distance. 
Une personne en situation de cécité participant à un colloque sur le handicap exprima une très juste vérité en disant: "le mot handicap, n'est pas sexy". Combien de solitudes de manques affectifs sans solutions. Combien de d'évitement, de contournement, pour ne pas faire face.
 
   Il n'y a que les magiciens ayant la main dans le chapeau qui par une alchimie mystérieuse arrivent à faire sortir quelque chose de positif et beau de ce chapeau.  Mais la logique bien pensante, nous renvoie très vite au fait que ce n'est que de l'illusion.
Il y aurait de quoi maudire ce contenant qui finalement ne semble contenir aucunes richesses. 

   Pourtant quand on prend le temps d'observer, de partager la vie de personnes différentes on se rend compte que jour après jour elle y puisent l'envie.  Ce serait tellement beau que ce fichu mot handicap puissent être remplacé par enviecap. L'envie dans le chapeau. Un mot différent valorisant et révélateur de personnes : 
- qui ont des capacités d'adaptation incroyable parce qu'elles ont envie d'appartenir à un groupe, une société. Arriverait-on à conduire un fauteuil roulant au cm près avec notre menton pour aller au cinéma ou au restaurant comme tout le monde? J'en doute très fort. 
- qui ont un sens de l'observation impressionnant, parce qu'à force de ne pas être écoutées elles ont développés leur regard.
- qui ont un enthousiasme permanent et un taux d'absentéisme si minime par rapport au nôtre, nous personnes valides. 
- qui ont encore de l'émerveillement dans leur yeux. 

   Qui que l'on soit ou que l'on vive, notre planète est composée d'êtres qui vivent avec le désir, l'envie de.... 

   Alors peut importe nos moyens de nous déplacer; les personnes utilisant des fauteuils roulants électriques ont déjà depuis longtemps réglé le problème du pétrole eux. Peu importe nos capacités de communiquer, d'exister. Faisons vivre "l'envie" plus que jamais et repoussons sans relâche nos limites.   

   Ce n'est que par ce biais là que l'oiseau aux ailes précédemment coupées par des regards handicapants redéploira ses ailes et sortira avec l'envie de découvrir le monde et sans illusions...    du chapeau. 

      Télomé Rase  21 novembre 2010 
   
Par Télomé Rase - Publié dans : Voyages intérieurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 16:27

 

  Le clown est un fabuleux personnage parce qu’il nous permet, de nous dévoiler dans notre authenticité, tel que nous sommes, simplement.

  Découvrir que chacun de nous ressent les mêmes choses, vie les mêmes sentiments est à la fois magnifique et rassurant. Dans une société où le sentiment est trop souvent caché et preuve de nos faiblesses, l’expression clownesque est là pour prouver le contraire. Quand on est clown, on montre ses  faiblesses, ses ratés, ses rires, ses joies, ses révoltes, ses colères, sa poésie, ses hésitations, ses forces, sa timidité, ses rêves, ses déceptions… on se montre, on donne aux autres, comme autant de petits cadeaux de la vie, ce que l’on est.

  C’est à travers ce don aux autres que le clown se nourrit. Le clown c’est tout cela, ressentir les choses, ressentir son état et le donner aux autres, simplement. C’est pour cela que cette expression est également source de développement personnel puisqu’elle permet de s’affirmer tel que l’on est dans son individualité. Expression de communication également, nous sommes toujours surpris de constater combien les gens font rapidement connaissance lors des stages que nous organisons. Les masques tombent derrière celui du nez rouge et les cœurs s’ouvrent ! C’est beau et attendrissant.

 

Philippe Brunet.  

www.clownpourderire.com

 

Par Télomé Rase - Publié dans : Une vie de clown
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 16:15

  

Ce qui caractérise ces techniques, c’est notamment le fait qu’elles s’adressent à des individus dans leur globalité. Elles permettent un travail sur la qualité du mouvement et de la présence au monde, en régularisant le tonus musculaire et en le rendant flexible. Elles répondent au besoin de travailler le corps pour qu’il puisse répondre aux attentes de l’esprit et de l’imagination, pour réduire le fossé entre imagination et réalisation motrice, entre corps et esprit, de façon à acquérir une aisance dans le mouvement. Ces approches permettent trois types de rapport au corps : sensitivo-sensoriel/ basé sur l’analyse, la représentation et la visualisation/ intuitif, avec la notion de « mouvement juste ».


   Avec l’approche sensitivo-sensorielle (que propose notamment la méthode appelée « eutonie »), l’accent est porté sur la sensorialité, afin de développer une tonicité harmonieuse et juste. Le corps est ressenti de l’intérieur, les espaces corporels sont à investir par la perception et à intégrer à la conscience et au mouvement vécu. Les sensations sont travaillées au repos et dans le mouvement, afin de rendre le corps plus conscient, plus vivant. Gerda Alexander explique que « ce qui fait d’un danseur un artiste, c’est non pas la flexibilité musculaire seule, qu’un gymnaste peut présenter également, mais son corps vivant, vécu dans toutes ses parties en unité ». Le travail sur le tonus se fait donc en toute conscience, pour redonner l’état de présence à chaque partie du corps. « L’individu doit jouer librement sur son clavier tonique, ce qui élargit sa capacité d’insertion et de présence dans les situations assurément diverses qu’il rencontre ». A chaque nouvelle zone intégrée, la présence se fait plus riche et plus subtile. Pour Gerda Alexander, ce travail de présence est aussi relation ; il s’agit de développer la présence et la conscience dans la communication.


   La deuxième approche, basée sur l’analyse, la représentation et la visualisation (comme c’est le cas de la kinésiologie), permet d’analyser et de comprendre les mécanismes du mouvement, notamment par l’étude de l’anatomie fonctionnelle, pour une représentation juste. L’image mentale est appliquée au corps, ce qui permet sa maîtrise raisonnée. L’individu prend ainsi conscience de ses mécanismes de fonctionnement et de ses zones endormies. Cette approche permet de réveiller le corps, les réflexes, la coordination.


   Enfin, la troisième approche est intuitive (technique M.Alexander), comme c’est le cas dans les arts martiaux. C’est une technique qui fait appel au « mouvement juste », visant à l’union corps-esprit. Le sujet prend conscience du mouvement intérieur et extérieur ; « par cette double conscience, (le danseur) ne se précipite pas dans le mouvement, il est pleinement dedans. Il crée ainsi entre lui et le mouvement une distance dans laquelle le spectateur peut entrer. » (Elizabeth Molle, danseuse). Un des aspects caractéristique de cette approche est la répétitivité, jusqu’à ressentir la justesse, la fluidité du geste, et ainsi sentir quand il est bien réalisé. Un maître de karaté explique que « ce n’est pas la multiplicité des techniques qui est importante, c’est comprendre ce que l’on met dans un geste » : c’est-à-dire le niveau de conscience et de présence lors de la réalisation du mouvement, la coordination entre le geste et la concentration. Dans ce cas-là, le placement du corps et la vigilance sont optimaux. 


   Ces trois types d’investigation du corps ont pour objectif de permettre une présence accrue au corps et au monde, par un apprentissage et une compréhension passant par la corporéité.

 

Marie Bertaina Sowa-rigpa overblog.com

Par Télomé Rase - Publié dans : Voyages intérieurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 02:27

Un instituteur lassé de corriger des dictées au sein desquelles les fautes restent toujours aussi nombreuses à eu la géniale idée de ne plus faire de dictée, mais de faire des fautes quand il écrit au tableau. Du coup ce sont les élèves qui relèvent ses fautes et là ça marche beaucoup mieux.

Par Télomé Rase - Publié dans : Une vie de clown
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 07:55

Eh oui, je suis un éducateur qui ne sait pas compter jusque 10 sans se tromper mille fois, qui est prêt à mettre de la moutarde dans du chocolat chaud ou, du soupline dans le lave vaisselle. Et quand il doit trouver un chemin, aie aie aie aie.   Vous devez certainement vous dire, que ca ne sert à rien de perdre son temps avec un éduc aussi givré.  Et  pourtant toutes les erreurs volontaires, parfois involontaires aussi, sont les meilleures entrées en matière que j'ai trouvées pour entrer en relations avec bon nombre de personnes quelque soient leurs âges.

Lorsqu'un enfant ou une personne souffrant de solitude, ou de troubles du comportement se sent obligée de me guider de m'aider,  parce que je pourrais faire n'importe quoi (je ne reste que dans l'intention) elle se sent utile et du coup valorisée, parce que enfin, elle a pu se sentir supérieure à un éducateur et c'est énooorrme !!!!!

 Même si ce n'est pas toujours facile, parce que l'amour propre met la pression, je n'ai pas envie d'être au dessus, de me situer dans des relations à sens unique, au sein desquelles je suis le seul qui sait. 

Télomé Rase

Par Télomé Rase - Publié dans : Une vie de clown
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus